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Assassinat de Patrice Lumumba : « Connaître enfin la vérité est un droit légitime et un devoir collectif »
La justice belge a annoncé qu’elle allait rendre une dent de Patrice Émery Lumumba à sa famille. Juliana Lumumba, la fille du héros de l’indépendance congolaise, revient pour Jeune Afrique sur l’enjeu symbolique de cette décision et, surtout, sur les zones d’ombres qui entourent toujours l’assassinat du premier Premier ministre du Congo indépendant en 1961.
Une dent. Voilà ce que la justice belge a annoncé qu’elle allait restitué à la famille de Patrice Lumumba. Cette dent, jusque-là sous scellée car étant une des pièces du dossier judiciaire ouvert en Belgique sur la mort de Lumumba, est l’un des rares reste de celui qui est, encore aujourd’hui, connu comme le héros de l’indépendance congolaise.
Éphémère Premier ministre d’un Congo tout juste indépendant, en 1960, connu pour son célèbre discours le jour de l’indépendance, Patrice Lumumba avait été, quelques mois plus tard, renversé puis arrêté.
Le 17 janvier 1961, dans le Katanga brièvement sécessionniste de Moïse Tshombe, Lumumba sera torturé sous la supervision d’officiers belges, avant d’être exécuté dans des circonstances qui n’ont, soixante ans après, toujours pas été élucidées.
Le corps, lui, n’a jamais été retrouvé. Et pour cause. En 2000, dans un documentaire télévisé, le commissaire de police belge Gérard Soete a raconté avoir découpé et dissous dans l’acide le corps de l’ancien Premier ministre. Preuve à l’appui, il a affirmé avoir conservé une dent de ce dernier, relique qui sera saisie en 2016 dans le cadre de l’enquête ouverte en 2012 par le parquet fédéral belge, suite à la plainte déposée par plusieurs enfants du défunt Premier ministre.
Si elle salue dans cette décision une « victoire », Juliana Lumumba, la fille de Patrice Émery Lumumba, insiste surtout sur son enjeu symbolique et rappelle que des zones d’ombres persistent autour de l’assassinat du héros de l’indépendance congolaise.
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Vers un report de la présidentielle et des législatives en Centrafrique?
En Centrafrique, l’opposition et la société civile assurent que l’Autorité nationale des élections est confrontée à de nombreux problèmes et ne pourra pas organiser la présidentielle et les législatives prévues le 27 décembre prochain. La Cour constitutionnelle a donc décidé d’auditionner l’ANE et son verdict est sans appel.
L’Autorité nationale des élections doit impérativement avoir publié la liste unique des électeurs avant le 27 septembre, date de leur convocation, pour que les scrutins prévus trois mois plus tard jour pour jour puissent avoir lieu. Ce qui déjoue totalement les plans de cet organe puisqu’il a pris du retard dans ses opérations d’enrôlement des électeurs et avait programmé de les poursuivre au-delà de cette date butoir.
La Cour constitutionnelle a donc sommé l’ANE de rester dans les clous, ou d’annoncer à l’exécutif qu’elle est dans l’impossibilité de respecter les délais constitutionnels. Jusqu’ici, l’Autorité nationale des élections poursuit ses activités comme si de rien n’était, même si « l’heure de vérité a sonné » pour l’opposition et la société civile.
Ce mercredi, l’opposition regroupée au sein du COD-2020 a rencontré le président Faustin-Archange Touadéra et lui a demandé de prendre acte de l’impossibilité d’organiser les élections dans les délais et de débuter « une concertation » en vue d’arriver à « un glissement électoral consensuel ». La question sera également abordée ce jeudi dans une rencontre entre le président et ses quatre prédécesseurs présents dans le pays. Mais pour le moment, la présidence renvoie la patate chaude à l’ANE, seule organe habilitée à ses yeux pour demander un report des élections.
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Election du président de la FIF / Après le rejet de sa candidature : Le camp Drogba prépare la riposte
Sory Diabaté et Idriss Diallo sont les candidats officiels à l’élection du président de la Fédération ivoirienne de football
Sory Diabaté et Idriss Diallo sont les candidats officiels à l’élection du président de la Fédération ivoirienne de football. Ainsi en a décidé la Commission électorale de la FIF, hier, sous la présidence de Kouassi Kaunan Ernest. Ce dernier, ayant remplacé René Diby qui a quitté la salle le mardi dernier, à la reprise des travaux. Selon la Commission électorale, dans son communiqué, les deux autres postulants à la candidature n’ont pas rempli toutes les conditions. Kouadio Koffi Paul n’a produit aucune liste de membres du Comité Exécutif, mais aussi il n’a été présenté par aucun collectif d’au moins huit membres actifs. Pis, il ne figure dans son dossier de candidature aucun chèque libellé à l’ordre de la FIF.
Didier Drogba, non plus, n’a pas été autorisé à être candidat. La Commission électorale estime que le parrainage donné par Danon Léonce, qui n’a pas qualité pour engager juridiquement l’Amicale des arbitres de football, ne peut produire aucun effet. Il a donc été rejeté. La candidature de l’ancien capitaine des Eléphants n’a pas été validée parce que, selon la Commission, il n’a pas pu se faire soutenir par huit membres actifs.
Le camp Drogba « serein »
Hier, sur RFI, Eugène Diomandé a donné la position du camp Drogba. Il a fait savoir que le candidat est « déçu » mais « serein ». Selon le Coordinateur général de la campagne de la légende du football ivoirien, l’invalidation de la candidature de Didier Drogba est « illégale ». Dans la mesure où « la décision a été prise par une bande d’amis de la FIF. Je dirai même que, c’est une sorte d’armée mexicaine qui a pris la décision ». Comme il fallait s’y attendre, l’équipe de campagne de l’ancien buteur de l’Olympique de Marseille et de Chelsea n’entend pas baisser les bras, face à ce qu’elle qualifie de « forfaiture électorale. Nous allons nous référer à la FIFA et attendre sereinement. Car, pour nous, cette bande d’amis qui a pris la décision ne représente pas la Commission électorale », a prévenu Eugène Diomandé.
EUSTACHE GNABA
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The Nigerian bobsled team: African shapes in the game
Comment l’Afrique entretient-elle sa vielle position des non allignes depuis la soit disante guerre froide?
Showrunner derrière trois séries à succès et dirigeante de YoBo Studios, Angela Aquereburu est une figure montante du secteur de l’audiovisuel en Afrique francophone. Entretien.
« Je suis arrivée hier matin seulement ! », annonce la réalisatrice en déboutonnant sa doudoune. Enthousiaste et le regard assuré, Angela Aquereburu transmet, à travers un sourire spontané affichant ses dents du bonheur, la chaleur et le soleil du Togo. Son pays de naissance dans lequel elle vit depuis deux ans. À 41 ans, elle apporte un regard différent sur le continent noir et change le paysage audiovisuel de l’Afrique francophone par le biais de ses séries télévisées à succès : Zem, Palabres, ou encore la dernière en date, Hospital IT, produite par Côte Ouest Audiovisuel. Pourtant, rien ne la destinait à se retrouver derrière une caméra.
Après avoir fait une partie de sa scolarité au Togo et en Guadeloupe – île d’origine de sa mère – Angela Aquereburu s’est envolée pour la capitale française. Diplômée de l’Ecole supérieure de commerce de Paris ( ESCP), elle a officié dans les Ressources Humaines, convaincue que c’était sa voie.
En 2008, lors de vacances au Togo en compagnie de son ambitueux comédien de mari, Jean-Luc Rabatel, elle ouvre les yeux sur une réalité : il n’y a que des télénovelas à la télé. Le champ est libre… comparé au milieu du cinéma saturé à Paris. « Mon père nous a dit qu’on était capables de créer quelque chose de bien. De plus, mon mari souhaitait réaliser un format court sur les taxis parisiens. On s’est dit que ça serait pas mal d’adapter ce sujet au Togo avec les taxi-motos qu’on trouve dans tout le pays ».
Une idée judicieuse transformée en 26 épisodes de 5 minutes présentés au Discop Africa à Dakar l’année suivante, en février 2009. « Au départ les dirigeants de Canal + étaient un peu sceptiques mais finalement ils ont commandé la série appelée Zem… » Une aventure enrichissante venait de commencer !
“Vous ne connaissiez rien au domaine de l’audiovisuel mais vous vous êtes quand même lancée. Qu’est-ce qui vous a poussée à embrasser une carrière de réalisatrice ?”
Il y a quelques années, j’avais fait un bilan de compétences. Les voies qui s’offraient à moi étaient soit les ressources humaines ou la carrière artistique alors que je ne disposais d’aucune expérience dans ce domaine. Lorsque mon mari m’a proposée de le suivre dans cette aventure et de l’aider dans la partie administrative grâce à mes compétences acquises durant ma formation d’entrepreneure à l’ESCP, j’étais hésitante. Finalement, je suis allée bien au-delà de la partie administrative !.ur adipisicing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat.
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